Un joueur de poker – JEAN-SÉBASTIEN HONGRE, Anne Carrière, 250 pages.

Originaire de Picardie, joueur de poker de la première heure, entrepreneur sur Internet, Jean-Sébastien Hongre, la quarantaine, publie son premier roman. Il vit à Paris.

Antoine a tout pour être heureux.

Informaticien, marié et bientôt papa, Antoine sent la routine lui frôlait l’âme comme une menace subtile et obsédante. Jusqu’au jour où il découvre un nouveau chemin, une nouvelle voie, une passion dévorante, envahissante, au point de délaisser sa femme enceinte qui devrait accoucher prochainement. Une descente aux enfers le guette, l’emprise du jeu sur son existence ne demeure bien entendu pas sans conséquence.

Pour un premier roman, ce livre est une bonne surprise. Ceci dit, il y a quelques imperfections que l’auteur arrive vite à nous faire oublier lorsqu’on touche la fin de l’histoire. L’entrée en matière du sujet et la présentation des personnages demeurent quelques peu abruptes dans les trente premières pages.

Et comme par magie, d’un coup, d’un seul, l’auteur nous agrippe par le collier et là, il nous ballotte au rythme du chahut qu’il inflige à son personnage. La descente aux enfers est inévitable. Le personnage cumule bourde sur bourde au point de nous agacer et d’avoir quelque fois les doigts en train de se crisper de colère sur les pages du livre. Complètement dans le roman, pas forcément accro au poker, vous serez complètement embarqué. Promis.

Jean-Sébastien Hongre réussit haut la main le passage du premier roman même si quelques imperfections sont là, par-ci, par-là, rien de bien grave. Un joueur de poker peut même donner envie de jouer au poker, même à ceux les plus septiques.

Un livre court et fluide, dans l’ensemble bien écrit, qui montre l’amour que les hommes peuvent porter au jeu, en nous proposant une vision psychologique fouillée qui met l’accent sur les dégâts que peuvent engendrer l’accoutumance.