L’instinct du mal – PATRICIA CORNWELL, Édition des deux terres, traduit de l’anglais (États-Unis) par Andrea H. Japp.

Patricia Cornwell est internationalement connue pour sa série mettant en scène le médecin légiste Kay Scarpetta, traduite en trente-six langues dans plus de cinquante pays

Le roman commence avec le meurtre suspect d’une jeune femme dont on suppose qu’elle faisait son jogging dans Central Park. Ceci dit, rien ne colle selon le médecin légiste Kay Scarpetta qui pense qu’on l’a retrouvée sur le lieu qui n’est pas celui du crime, puisqu’elle est morte deux voire trois jours avant. Les responsables de ce meurtre ont cherché à maquiller en faisant croire à une strangulation et à un viol.

En parallèle de son poste de conseillère auprès du médecin en chef de l’institut médico-légal de New-York, Kay Scarpetta est sous les feux des projecteurs en tant que consultante spécialisée dans une émission de télévision, avide de sensations fortes, juste pour faire grimper les chiffres de l’audimat.

Pendant l’une des interventions en direct, Kay Scarpetta est confronté à une journaliste déterminée bien décidée à lui faire cracher le morceau sur une affaire aux enjeux conséquents qui peuvent vite devenir gênant.

Pour tous les lecteurs qui connaissent les personnages auront plaisir de les retrouver comme on revoit de vieux potes. Pour les autres, c’est le moment de faire connaissance avec eux. Pas besoin d’avoir suivi les aventures précédentes, vous comprendrez tout en prenant plaisir.

Patricia Cornwell contribue aujourd’hui au succès des polars en matière de sciences légales. Ce roman est sombre avec des personnages attachants, blessés capables de faire de leurs failles une force. La romancière montre combien les Hommes peuvent être cruels en parlant des horreurs dont nous pouvons être capable de mettre en place. Tout en divertissant son lecteur, Patricia Cornwell dissèque l’anatomie des cadavres pour analyser leur trame psychologique et les tréfonds obscure de l’âme.

Un seul bémol, L’instinct du mal manque parfois de rythme. Parfois, on est captivé. Et hop, d’un seul coup, le lecteur se sent lâché, noyé dans du blabla. Puis s’il persiste, il est récupéré in extrémis par la main grâce une romancière qui ravive l’énergie littéraire qu’elle avait laissé s’éteindre, on ne sait pourquoi. Un roman qui aurait peut-être évité cette remarque s’il avait été amputé d’une centaine de pages.

Un thriller bien ficelé qui manque parfois de rythme. La profondeur psychologique des personnages rattrapent ce bémol et l’atmosphère des médecins légistes comblera les plus passionnés.