La maison où je suis mort autrefois – KEIGO HIGASHINO, Acte Sud, traduit du japonais par : Yutaka MAKINO, 256 pages.

Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Auteur prolixe, il est extrêmement populaire au Japon où ses derniers polars se sont vendus à près d’un million d’exemplaires.
Déjà parus en “Actes noirs” : La Maison où je suis mort autrefois (2010 ; Babel noir n° 50 ; prix polar international de Cognac 2010), Le Dévouement du suspect X (2011 ; Babel noir n° 70), Un café maison (2012), La Prophétie de l’abeille (2013), L’Equation de plein été (2014) et La Lumière de la nuit (2015).

L’atmosphère de ce livre captivera le lecteur ou alors le laissera sur le côté tout le livre, tout dépend des goûts. Ceci dit, pour ceux qui parviendront à être capturé par la trame du roman, ils adhèreront à ce huit-clos entre deux jeunes gens, Sayaka Kurahashi et son ex-petit ami occupant une bâtisse isolée dans les montagnes qui a été le théâtre d’évènements tragiques.

Après la mort de son paternel, une lettre du père de Sayaka lui parvient. Elle y trouve dans l’enveloppe une clé étrange et énigmatique, une clé à tête de lion ainsi qu’un plan sommaire conduisant dans la fameuse maison-mausolée où le roman se déroule principalement. Sayaka n’a plus de souvenir entre 0 et 5 ans, comme si sa vie avait débuté à cinq ans. Avec son ex-petit ami, elle part retrouver les trace de La Maison qui l’avait tué autrefois. Psychologiquement.

D’entrée de jeu, rien que la couverture donne le ton . Maquette identique pour l’ensemble des livres publiés dans l’excellente collection de polar d’Actes Sud, le livre de Keigo Higashino ne déroge pas à la recette marketing qui a largement prouver ces preuves en marquant les esprits. Et tant mieux, puisque l’ouvrage mérite toute l’attention d’un lectorat friand de polars apportant une dimension absolument magnétique dans un suspens colmaté par des secrets de famille capable d’intégrer une violence psychologique effroyable. Vraiment, adeptes de ce genre de roman à la fois sombre et profond, ce livre est pour vous.

L’auteur surprend avec une écriture froide, sereine et lugubre, à l’image de la mort. L’idée du roman est de lire la mort que nous avons déjà en nous à travers le personnage de Sayaka en analysant la matière noire de nos vies. Un polar glaçant, bien mené, que vous ne lâcherez pas tant que vous ne serez pas allé au bout. Une belle réussite. Un auteur à retenir.